derrière nymphomaniac1

Pour la promo du film nous avons vu les portraits en extase des acteurs, pourtant Nymphomaniac ce n’est pas seulement un film basé sur le sexe, comme sa campagne promotionnelle a bien voulu nous montrer. Tout le buzz ‘sexe-porno-scandal’ monté autour de la pellicule joue en dépit de l’histoire et gonfle les attentes des spectateurs qui d’ailleurs se trouvent face à la version censuré (et pas dans un set avec Linda Lovelace).
Parfois trop didactique, le film nous offre des interprétations remarquables, spécialement celle de Uma Thurman, et une histoire qui pourrait être écrite par une adolescente Virginie Despentes après avoir brulé Moon Palace et les livres de Paulo Coelho trouvé dans la chambre de son frère.
Ceci dit j’attends la deuxième partie du film pour me prononcer puisque Joe, la protagoniste, l’héroïne obscure, victime et bourreau de ses propres passions destructrices, se laisse très peu approcher. Cette première partie s’annonce comme une fumée grise, qui se lève au dessus d’un volcan, à bientôt on saura si ce n’est que de la simple activité ou le signal d’une véritable éruption.
Je trouve en tous cas que la vraie perversion de Lars Von Trier consiste en faire un film avec des intentions ‘féministes’ en partant d’une connotation très sexiste.
Il aurait pu appeler son film SEX ADDICT mais non, il a bien choisit le mot de
N Y M P H O M A N I A C, termes qui désigne une ‘Exageration pathologique des désirs sexuels chez la femme ou chez les femelles de certains animaux.’*
Trop de désirs = femme malade
Une femme trop désirante, est une allumeuse, une émanation d’un danger pas évident.
Chez les hommes ça n’existe pas cette pathologie ?! Comment pourrait on alors les connoter ?
Même dans les cas les plus éclatant – et je pense au Bunga Bunga de Silvio Berlusconi – on a tendance à pardonner les excès, puisque on les compare à la pression et aux responsabilités inhérentes au pouvoir ou bien à une surproduction d’hormones. Le désir chez les hommes est associé à la virilité, un compliment, à l’image de quelqu’un qui te félicite en te tapant l’épaule, les femmes, au contraire, sont exposées à des jugement trop simplistes et moralisants qui tombent de partout.
Pour l’instant j’aimerais garder seulement une image de ce film, celle de Joe, la protagoniste de Nymphomaniac, avec ses blessures et ses bleus en plein visage, comme la Déesse d’un Panthéon sauvage, culte d’un monde renversé, qui donne aux vaincus le pouvoir de raconter l’histoire.

MEA VULVA, MEA MAXIMA VULVA.
Pas de morale, pas de jugements, seulement les hurlements animales d’une nuit de chasse.

site du film: http://www.nymphomaniacthemovie.com/

Chantal Malambri / / / //// / / ///// // /  ////// / ////////

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*définition selon ‘Le Petit Robert’ 2013

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