scarlatti goes electro

scarlatti goes electro
Scarlatti Goes Electro - ambiance
Scarlatti Goes Electro @Garage Mu
Scarlatti Goes Electro @Garage Mu
Scarlatti Goes Electro @Garage Mu
Scarlatti Goes Electro @Garage Mu - fan
Scarlatti Goes Electro @Garage Mu
Scarlatti Goes Electro @Garage Mu - fan

Les flâneurs d'EdC les aiment et les suivent chaque fois qu’ils arrivent à Paris.
Si vous avez raté le concert qui a eu lieu au Garage Mu, voici une occasion pour découvrir ce groupe étonnant, flamboyant de succès et vitalité baroque:

SCARLATTI GOES ELECTRO .

Antoine Souchav et Michel Bananes Jr., ces deux “Maestro” se laissent découvrir…

 

* Bonjour Scarlatti
comment avez vous commencé ces liaisons dangereuses avec le clavecin?

A- Pour ma part, ça remonte à l’enfance : complètement par hasard, par une amie de ma famille, claveciniste, j’ai commencé à prendre quelques cours. Puis j’ai fait mes études de clavecin au Conservatoire de Poitiers jusqu’en 2004. Les dernières années, je bossais pas mal de Scarlatti, et je passais aussi pas mal de temps à bidouiller des trucs sur Cubase… Les deux activités ont fini par se rencontrer, mais sans projection précise dans un projet de groupe ou de concert.
J’ai rencontré Michel pendant un festival il y a cinq ans, et on a rapidement commencé à bosser ensemble. Je crois que pour lui c’était un tout premier contact avec la musique baroque.

M- Absolument pas. J’ai commencé l’étude du piano chez un professeur privé aux trois quarts sourde, Mademoiselle Birot (à qui je tiens à rendre hommage ici) et ai été initié à la musique classique jusqu’à l’âge de 17 ans. J’ai ainsi étudié des œuvres baroques, romantiques et modernes. Mon enseignement aux Beaux-Arts a élargi ensuite ma vision du “sonore”,  j’ai commencé à travailler seul tout d’abord l’apprentissage du jazz et j’ai pu élaborer mes premières véritables compositions avec l’acquisition d’un ordinateur.
La rencontre avec Antoine m’a fait mieux connaitre l’instrument clavecin et a conforté le fait de mixer les influences et les timbres dans ma musique.

 

* La musique baroque est une forme d’inspiration, vous utilisez aussi des instruments modernes des synth etc… et vos disques sortent en vinyls ou téléchargeable comme digital album. Etre la réincarnation de Scarlatti vous va plutôt bien! Quelle forme de diffusion ou de format vous préférez pour votre musique?

A- Précisons qu’on ne joue donc que les sonates de Domenico Scarlatti, c’est le matériau de base de notre “inspiration” comme tu dis.
On sépare les sorties physiques et digitales à peu près comme ça (sans en faire un dogme): les albums digitaux que l’on a baptisé “Esercizi” (du nom du premier volume de 30 sonates publiées à l’époque). Ces digitaux sont une manière de marquer le coup d’une rencontre artistique ou d’officialiser des nouvelles méthodes de boulot, des essais. Le premier était avec Patric Catani, on réfléchit au deuxième, peut-être avec un consort baroque avec qui on a partagé la scène récemment.
Les “vrais” albums sortent en vinyl, parce que l’on bosse avec des gens passionés de vinyl, et qu’on est attachés à l’objet, la pochette, comme tout le monde, quoi.

 

* Récemment vous avez joué à Paris, par rapport au concert en 2012 au Café de Paris, on a noté une différence de style, vous avez commencé un virement, le synth, l’ordinateur et la partie electro laissent la place à du son plus “virtuoso”…

A- Exact. Au début le projet sonnait très 8bit music (bien que n’ayant jamais joué aux jeux vidéos). On s’oriente désormais vers un son plus acoustique, vivant,
imparfait. Nous n’utilisons plus de boîte à rythme, mais des patterns enregistrées par un vrai batteur, il n’y a plus de programmation MIDI. On veut faire entendre le travail de la main plutôt que celui de la souris ! En tant que vrais instrumentistes, c’eût été dommage de rester bloqués sur du déclenchement de samples !

M - Nous accordons une grande importance au choix des sons utilisés et à la façon dont le jeu live va permettre de les rendre vivants. Nous travaillons tous les deux sur des synthés analogiques récents qui permettent de travailler le timbre en relation avec la façon de le déclencher, l’expressivité. Nous nous orientons naturellement dans cette direction “virtuoso”, je pense que cela nous vient de l’épreuve de la scène, des retours nombreux que nous entretenons avec d’autres musiciens et aussi du fait de ne pas vouloir appartenir à une famille musicale estampillée chiptune ou 8bit music.

 

* Vos concerts sont toujours énergétiques et interactifs, surtout quand vous lancez vos perruques, quel rapport avez-vous avec le public et les fans?

A- La musique de Scarlatti est un exercice de style fait d’idées musicales montées les unes avec les autres. Elle n’est absolument pas narrative, pas de textes, pas de messages… On doit donc faire passer l’énergie et le contact par les corps. On est très différents Michel et moi sur scène : je suis assez démonstratif et emphatique, Michel est plus…’intérieur”! On joue souvent devant un public archi-bourré, donc le rapport avec le public est la plupart du temps CHAUD.
Restons modestes, ce qui rend les gens dingos sont les mélodies surpuissantes composées par Scarlatti, teintées de flamenco et d’éléments musicaux devenus tellement naturels que passés dans l’inconscient collectif, et du coup, hyper accrocheurs. Nous on se contente d’y coller des lignes de basse, de la batterie, et des sons synthétiques les plus variés et expressifs possible.

* Pour votre deuxième album vous avez travaillé avec Patric Catani et Chris Imler, vous avez collaboré avec Thiaz Itch et bientôt vous serez au japon avec la Veuve Moustache. Comment naissent les rapports et les collaborations avec les autres artistes? Vous appartenez à un réseau?

A- Un peu comme n’importe quel groupe: on rencontre d’autres artistes quand on tourne, en partageant les plateaux.
On appartient très certainement au réseau électronique, mais on subit un peu l’image de duo “chip music” ou “8bit” truc machin. Mais je vois dans tes questions que ça commence à se voir qu’on se situe ailleurs : on a eu l’occasion de jouer dans des festoches classiques, et on y avait pas moins de légitimité.

En arrivant à Bordeaux, j’y ai rencontré une petite famille déjà bien constituée : la Café Pompier et Dj Gilou <3 , Gangpol und Mit, etc. On s’est vite mis à bosser tous ensemble, et les relations et projets se multipliant de manière exponentielle, on se retrouve à signer notre troisième album au Japon, et à y préparer une tournée pour ces prochains mois (tout cela est encore un peu secret !!).

 

* On espère vous revoir à Paris, autrement on peut vous trouver où? Quelle est votre dimension idéale?

A- Difficile de répondre… Je me souviens de quelques plateaux minuscules à Nantes ou Paris dans un sublime bordel sans nom, mais aussi des scènes complètements dantesques à Rome ou Bucarest… Ce qui est sûr c’est que l’intérêt de notre trucs sur scène, c’est nos perruques à 10 euros et le fait de nous voir jouer du clavier… Si on se retrouve à jouer derrière une fosse de sécurité de 20 mètres de large comme on a vécu à Huesca, c’est l’extase pour personne.
Les prochains concerts, c’est au Japon, ma vieille !! A moins d’un truc à Paris vers le 25 mai dans un nouveau lieu dont tu t’occupes je crois ??

Découvrez la musique de Scarlatti Goes Electro ici:

le site : http://scarlattigoeselectro.blogspot.fr/
vidéo live à Versailles : http://www.youtube.com/watch?v=XtVfVDxwMho
le deuxième album : http://scarlattigoeselectro.bandcamp.com/album/esercizi-primo-patric-catani

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et sur facebook 

Chantal Malambri ////////////////////

photos: le flâneur J.J.

scarlatti goes electro - K.63 recording session

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